7 activités de motricité fine pour votre enfant

Éveil et communication 7 activités de motricité fine pour votre enfant

Le développement d’un enfant passe par différentes grandes étapes : l’acquisition de la position assise, de la marche, de la parole… Mais on oublie trop souvent qu’ils existent d’autres étapes du développement psychomoteur, et notamment celles qui ont trait à la motricité fine. Et c’est d’ailleurs parce que la maîtrise de cette motricité fine conditionne en partie les apprentissages futurs de l’enfant, notamment à l’école, que les petits bouts font des séances de psychomotricité en maternelle. Pour booster le développement de la motricité fine de votre enfant, on vous propose 7 activités à faire avec lui ! 

C’est quoi la motricité fine ?

C'est quoi la motricité fine ?
Photo de Tatiana Syrikova provenant de Pexels

Repartons du début : c’est quoi, la motricité fine ? En fait, on parle de motricité fine en opposition à la motricité globale (ou plutôt, de façon complémentaire) : la motricité est dite fine parce qu’elle concerne des mouvements précis. Elle a beaucoup trait aux mouvements faits avec les mains et les doigts : c’est parce que nous, adultes, maîtrisons nos gestes que nous pouvons écrire, dessiner, faire deux choses différentes simultanément avec nos deux mains, saisir des objets, cuisiner, nous habiller… Bref, toutes les activités de la vie quotidienne !

Mais ce qu’on nomme « motricité fine » ne se résume pas uniquement à la maîtrise de ses mains et de ses doigts : les yeux sont aussi importants (la capacité à orienter son regard, à coordonner sa vision et son action), tout comme le visage (contrôler les muscles du visage, ce qui permet de s’exprimer par une communication non-verbale, d’articuler correctement, etc.).

Comme la maîtrise de cette motricité fine est nécessaire dans les activités de tous les jours – nous, adultes, n’y pensons même plus, parce qu’on a acquis la motricité fine il y a bien longtemps – il faut veiller à ce que son enfant ne prenne pas trop de retard. Nous l’avons dit, le contrôle de ses gestes permet à la fois les apprentissages scolaires, mais aussi la vie quotidienne et la communication avec autrui. Inutile cependant de s’affoler : chacun va à son rythme, et il est fréquent qu’un enfant qui a plus de mal dans la motricité globale soit meilleur dans la motricité fine, et vice versa (on pense par exemple à un enfant TDAH, qui peut mal contrôler les mouvements précis mais acquérir rapidement la marche : il peut d’ailleurs être un ancien bébé aux besoins intenses, ou pas !).  Si vous avez envie de connaître plus précisément les étapes du développement psychomoteur d’un enfant, on vous conseille ce cours très complet de l’université de médecine Pierre et Marie Curie (le chapitre 3). 

Comment stimuler la motricité fine ?

Comment stimuler la motricité fine ?
Photo de cottonbro provenant de Pexels

Puisque l’acquisition de la motricité fine conditionne le développement futur de l’enfant, il est important de la stimuler : c’est d’ailleurs une partie du métier de psychomotricien pour enfant. Vous pouvez bien sûr commencer à faire ces activités avec votre enfant avant son entrée en maternelle (qui est devenue obligatoire à partir de 3 ans), mais attendez quand même que votre enfant sache tenir assis  à une table pour faire ces petits jeux ! 

Avant de vous donner nos 7 activités préférées pour stimuler la motricité fine de votre enfant, on préfère préciser quelques points : 

  • N’assommez pas votre petit bout avec des dizaines et des dizaines d’activités à la suite : oui, vous pouvez stimuler ses apprentissages, mais il ne sert à rien d’en faire trop. Un enfant a une capacité de concentration et d’attention limitée, il a besoin aussi d’explorer son environnement seul, il ne doit pas être tout le temps mis dans une position d’apprentissage.
  • Ces activités doivent rester ludiques : ne grondez pas votre enfant s’il n’y arrive pas. Il a tout le temps d’apprendre à l’école maternelle, avec ses pairs notamment (ses camarades).
  • On ne va pas plus vite que la musique : les enseignants seraient les premiers à vous le dire, un enfant qui sait déjà lire en arrivant au CP, par exemple, risque de s’ennuyer à l’école et de ne pas bien vivre son entrée à l’école primaire. Stimuler son enfant, oui, mais laissez-le aussi grandir à sa vitesse. On se rappelle aussi de toujours proposer à l’enfant des activités adaptées à son âge !
  • Si votre enfant semble présenter un retard, qui vous interroge à la maison et/ou qui alerte l’enseignant de maternelle, il ne faut pas hésiter à aller consulter un médecin : c’est déjà le cas si vous repérez une hypotonie chez bébé (qui peut être bénigne, mais aussi malheureusement le signe d’une pathologie lourde), cela reste vrai si votre enfant, un peu plus tard, semble complètement désintéressé par les autres, refuse les jeux, ne s’alimente pas bien, ne parle pas, etc. En cas de doute, il vaut toujours mieux aller demander l’avis d’un professionnel qui saura faire les bilans adaptés et vous orienter vers les bonnes personnes (le kinésithérapeute, le psychomotricien, l’ergothérapeute, le psychologue pour enfant, l’orthophoniste…) afin d’accompagner au mieux votre petit bout.

On y est : voici nos 7 activités, faciles à réaliser, pour stimuler la motricité fine de votre enfant ! Évidemment, ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres : on peut aussi enfiler des perles pour faire un collier, apprendre à superposer des cubes, faire des activités plus physiques comme apprendre à tenir en équilibre, etc. 

La pâte à modeler

Image par elkimmelito de Pixabay

La pâte à modeler est un très bon outil pour développer la motricité fine d’un jeune enfant : on peut commencer à partir d’un an et demi (en surveillant toujours l’enfant, pour qu’il n’ingère pas la pâte). 

La motricité fine n’est pas juste une histoire de précision : elle permet aussi de découvrir toutes les possibilités de son corps, et en particulier de ses mains. Cette pâte colorée permet des manipulations multiples (on écrase, on détache, on remet ensemble, on fait des boules, des boudins, on assemble, on malaxe…). Avec la pâte à modeler, vous pouvez laisser l’enfant découvrir lui-même et faire ses propres créations, mais aussi proposer plusieurs activités : 

  • Les activités classiques, qui fonctionnent très bien, c’est tout simplement de faire des empreintes dans la pâte, de découper des formes ou bien de planter des objets dedans. Faites-le avec votre enfant, avec votre propre couleur de pâte à modeler, montrez-lui vos réalisations et n’oubliez pas de le féliciter !
  • Si vous voulez aller plus loin, testez les « plantations dans le jardin » pour faire découvrir l’index : pour celle-ci, on fera une grosse boule de pâte à modeler et on l’aplatit un peu. L’enfant doit ensuite faire des trous dedans avec son index. L’adulte prépare pendant ce temps des petites boules, qui seront les graines à planter : l’enfant doit ensuite les écraser une à une avec son doigt, et les “planter” ensuite dans les trous !
  • Le jeu du cache-cache permet quant à lui de solliciter tous les doigts cette fois, et de demander toute sa concentration à l’enfant : vous aurez besoin de petites figurines pour celle-ci (tout fera l’affaire, tant que c’est assez petit pour rentrer dans une boule de pâte à modeler – de préférence, on prend un animal ou un petit bonhomme, vous allez comprendre). On commence par demander à l’enfant d’aplatir avec le plat de la main une grosse boule de pâte à modeler. Ensuite, on place la figurine au milieu, et l’enfant replie la pâte tout autour. Le but, ensuite, c’est de retrouver la figurine « sans la réveiller » : l’enfant doit donc gratter patiemment la pâte à modeler qui est tout autour !

Du découpage

Le découpage est l’une des activités phares de la psychomotricité : tout simple, il ne demande pas beaucoup de matériel, mais une grande précision. Vous pouvez simplement dessiner des grandes formes sur une feuille de papier et montrer à votre enfant comment découper en suivant la ligne. On fera des formes arrondies, d’autres droites, des zigzags, des ondulations… De nombreux modèles sur le net peuvent aussi être imprimés.

Pour plus d’originalité, imaginez des découpages-collages : par exemple, créez les cheveux d’un bonhomme (avec une feuille de couleur et des traits dessinés dessus, préalablement collée sur la tête du bonhomme), demandez à l’enfant de couper les cheveux pour les séparer, puis de faire la plus jolie coupe de cheveux (en coupant les pointes), et montrez-lui comment « frisoter » la feuille à la fin (les enfants en raffolent !). 

Faire des Lego

Faire des Lego
Image par Semevent de Pixabay

On ne présente plus les Lego : ces petites pièces de plastique qui amusent petits et grands sont une très bonne manière de développer la motricité fine d’un enfant (qui va assembler et dissocier les pièces à volonté), tout en sollicitant sa créativité. 

Comme dans les autres activités, on accompagne l’enfant : d’abord pour vérifier qu’il n’ingère pas des pièces (on prendra soin d’enlever les plus petits éléments si on joue avec un petit en bas-âge), et ensuite on construit avec lui. Laissez libre cours à son imagination, et à la vôtre : évidemment, on peut faire des constructions non représentatives (assembler des pièces ensemble sans avoir pour objectif d’imiter quelque chose), mais on peut aussi faire des maisons, des voitures, des châteaux, des jardins, des trains… Repartez de ce que votre enfant aime bien et accompagnez-le dans sa création ! 

Attraper de jolies boules de couleur avec une pince

Pour apprendre à son enfant des mouvements de précision, et notamment la préhension, on peut utiliser une grosse pince « attrape pièces » pour l’aider à se saisir d’objets. Peu onéreuse, elle vous permettra de créer un tas d’activités assez sympathiques. 

Par exemple, vous pouvez acquérir des petites boules de couleurs différentes et demandez à l’enfant d’attraper tous les rouges, puis toutes les bleues, ou alors une bleue puis une rouge puis une verte… et de les déposer ensuite dans un grand saladier par exemple. Cela lui permettra d’apprendre sans même s’en rendre compte à reconnaître les couleurs ! Cela marche aussi avec des fruits et légumes de dinette, des petits animaux de la ferme… Cela peut être une alternative très ludique à l’imagier, qui va stimuler le corps et l’esprit ! 

Faire des coloriages

Encore une activité très classique de la psychomotricité : les coloriages. Nous en avons tous fait, et certains adultes continuent même de colorier, non pas pour apprendre à maîtriser l’usage d’un crayon et à ne pas dépasser, mais parce que colorier détend !

Si vous êtes un peu artiste, créez vous-mêmes vos coloriages en dessinant au feutre noir, en laissant le blanc pour colorier. Il existe sinon des tonnes de cahiers de coloriages ainsi que des modèles sur internet… On peut aussi penser aux coloriages magiques, pour un enfant déjà un petit peu plus âgé : chaque espace blanc présente un numéro qui correspond à une couleur. Le coloriage va permettre à l’enfant d’apprendre à bien tenir un crayon de couleur ou un feutre et présente aussi l’avantage d’être une activité calme qui demande de l’application et une grande concentration. 

Trier des haricots dans une boite

Image par Pexels de Pixabay

Toutes les activités de « tri » sont très bonnes pour le développement de la motricité fine : l’enfant apprend à maîtriser la « pince » entre son pouce et son index, doit se montrer délicat et patient, tout en apprenant à reconnaître les différences entre les objets qu’il manipule.

C’est très facile à réaliser pour un petit budget avec des haricots : on prend des haricots blancs, des haricots rouges (secs, évidemment !), on les mélange dans une boîte ou un bol, et on demande ensuite à l’enfant de les trier selon leur couleur. On peut aussi ajouter d’autres graines pour plus de difficultés ou travailler avec des perles de couleur. 

Trier ses chaussettes

Cette activité de tri marche aussi très bien avec des chaussettes ! Après une grosse machine, prenez les chaussettes sèches de votre enfant : présentez-lui ces chaussettes mélangées en lui demandant de reconstituer les paires. C’est une activité qui permet l’implication de l’enfant, parce que ce sont ses chaussettes à lui, et qui va permettre de développer la relation main-œil, l’autonomie, et bien sûr la discrimination visuelle. 

Photo de couverture Tatiana Syrikova provenant de Pexels

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